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Une deuxième chance pour accéder à l’emploi

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Emploi

À Chambéry, l’École de la 2ème chance permet aux jeunes sans formation et sans emploi de prendre pied dans le monde du travail.

La Fondation Transdev l’a aidée à mettre toutes les chances de leur côté, grâce à de nouveaux outils pédagogiques.

Si vous vous rendez sur le site Internet de l’École de la 2ème chance de Chambéry, appelée aussi l’« E2C73 », vous pourrez découvrir dans le coin médias plusieurs vidéos réalisées par les élèves. Dans l’une d’elle, ils parlent de la place des femmes dans les métiers du ferroviaire, dans la perspective d’un stage chez l’opérateur Colas Rail. Dans une autre, plusieurs « anciens » présentent leur parcours professionnel après l’école, à la Poste, chez un confiseur industriel et même… dans un casino. Ces films ont été montés par les professeurs, formés il y a 2 ans au maniement d’un studio radio-vidéo grâce au soutien financier de la Fondation Transdev.

Rendu professionnel

« Le rendu professionnel, comparable à ce qu’ils peuvent voir à la télé ou entendre à la radio, est très important pour nos élèves, explique Frédéric Bochet, le responsable relations entreprises. Il valorise leur travail et renforce leur mobilisation. Ils arrivent chez nous en rupture avec le système de formation classique. Ce type d’outils correspond bien à leur culture, plus visuelle et orale qu’écrite. Ils les utilisent aussi pour s’entraîner aux entretiens d’embauche et même pour créer des « vidéos-CV » de 30 secondes qu’ils joignent à leurs e-mails de démarchage. C’est une bonne manière de sortir du lot ! »

Une impressionnante garde-robes

Pour aider ses élèves à trouver leur voie, l’« E2C73 » anime un réseau de 120 partenaires réguliers, à même de leur proposer des stages dans de nombreux métiers. Et pour les amener à se projeter plus facilement dans une démarche professionnelle, elle n’oublie pas de les équiper de la tête aux pieds.

Pas question de laisser partir un jeune, qui va forcément être, au départ, l’objet de tous les regards, avec une tenue abîmée, trop grande ou trop petite… Gants, chaussures de sécurité, casques, bleus de travail, blouses de cuisine ou blousons fluo : l’école est à la tête d’une impressionnante garde-robes qu’une partie de l’aide de la Fondation lui a aussi permis de compléter.

« J’ai découvert que j’aimais l’industrie »

« L’école m’a prêté des chaussures de sécurité et même un vélo électrique, avec casque et cadenas, pour me rendre à mon premier stage, chez Opinel, le célèbre fabricant de couteaux Savoyard, se souvient Océane. J’ai aussi utilisé son studio radio, pour interviewer des visiteurs italiens, venus de Turin. C’était une bonne expérience. Mon passage à l’école a duré 6 mois. Avant, je n’aurais pas imaginé être attirée par l’industrie. J’ai découvert que j’aimais le travail d’équipe, ainsi que le fait de produire des objets parfois vendus jusqu’au bout du monde. Je viens de signer pour un an un contrat de qualification de monteur-poseur et je suis toujours chez Opinel, en alternance. »

Reçus à l’Élysée

Si l’« E2C73 » a pensé à solliciter la Fondation, c’est que Transdev Chambéry fait partie de ses partenaires depuis la création de l’école, il y a 5 ans. Il n’est pas rare de rencontrer des stagiaires dans ses ateliers de mécanique ou à bord de ses bus, parmi ses équipes de médiateurs.

Lors des dernières journées de la citoyenneté, c’était encore l’un de ses cars qui a emmené l’ensemble des élèves de l’école à Paris, pour une visite de l’Elysée et de l’Assemblée Nationale dont ils se souviendront. Il n’y a pas que le travail dans la vie !

Chiffres clés

130 à 150 élèves de 16 à 26 ans chaque année

900 entreprises ou collectivités partenaires de l’école depuis 5 ans

51% de sorties positives en emploi ou en formation

En savoir plus…

Découvrir le témoignage des élèves de l’école de la 2ème chance